Votre enfant est en échec scolaire : que faire ? Le concept d’échec à l’école n’est pas forcément facile à saisir et à définir, et les contours en restent flous. Mais si votre enfant rencontre des difficultés à suivre le niveau scolaire, ou simplement un mal-être par rapport à l’école, alors il est essentiel d’agir. Retrouvez ici tout ce qu’il faut savoir sur l’échec scolaire, que faire si votre enfant y est confronté et comment le prévenir !

Qu’est-ce que l’échec scolaire ?
L’échec scolaire, bien qu’il apparaisse comme un concept simple, n’est pas si facile à définir.
Échec scolaire : définition officielle
On retrouve une définition de l’échec scolaire, très académique, mais loin de nous satisfaire : un enfant est en échec s’il présente deux années de retard sur le niveau scolaire qu’il devrait avoir atteint à son âge. Premièrement, il y a de moins en moins de redoublements, il est donc difficile de constater un retard de deux ans sur un niveau précis. Deuxièmement, cette définition exclut toute autre difficulté du cadre de l’échec scolaire. Ainsi, si l’enfant ne présente pas les deux ans de retard requis, il n’est pas en échec. Or, la réalité s’avère bien différente !
Les nombreuses facettes de l’échec scolaire
À nos yeux, le décrochage scolaire peut se traduire de nombreuses façons. Il n’est pas question de résultats d’évaluations, loin de là. Un élève peut accumuler les bonnes notes et, d’une certaine manière, être en échec. On peut ainsi estimer que sont en échec scolaire les enfants :
- qui n’ont aucune envie d’aller à l’école ;
- qui ne se sentent pas à leur place à l’école ;
- qui ont l’impression d’être inférieur aux autres et de ne pas être à la hauteur de ce que l’école leur demande ;
- qui n’arrivent pas à suivre le rythme des apprentissages imposés ;
- à qui la méthode proposée à l’école ne parle pas du tout ;
- qui ne trouvent pas leur voie lors des études supérieures.
Finalement, ne peut-on pas dire que l’élève en échec scolaire est celui pour qui l’école a échoué et n’a pas respecté ses promesses ?
Échec scolaire, ou échec de l’école ?
Un élève en échec, c’est un enfant pour qui l’école n’est pas adaptée. Chaque enfant a ses spécificités, que ce soit en termes de rythme, de méthode d’apprentissage, de domaine d’intérêt, etc. Il est évident que l’école, par nature, est incapable de s’adapter à chaque enfant. Ainsi, l’école échoue pour nombre d’élèves. Elle ne leur apprend rien, elle ne parvient pas à les maintenir motivés, curieux et intéressés, elle ne leur permet pas de s’épanouir, elle ne les aide pas à trouver leur propre voie.
De même, on peut évoquer l’échec scolaire général, sous-entendu : l’échec de l’école. Lorsque l’on analyse aujourd’hui les résultats des rapports internationaux (PISA notamment), on voit que le niveau scolaire français s’avère bien bas. Alors, les élèves qui réussissent les évaluations et qui ont le niveau demandé ne sont pas en échec, mais l’école, elle, semble l’être… Il y a donc échec scolaire et échec scolaire !
Nous ne nous étendrons pas ici sur les lacunes de l’école et le pourquoi on en est arrivé à un niveau d’instruction aussi bas. Mais il faut simplement garder en tête que l’échec scolaire ne concerne pas que les élèves, mais aussi le système éducatif global.
À quel âge mon enfant peut-il être en échec scolaire ?
Si l’on en revient à l’échec scolaire individuel, sujet de notre article, rappelons tout d’abord qu’on ne peut pas parler d’échec chez les enfants très jeunes. Le système d’apprentissage classique demande un temps d’adaptation, qui peut prendre plusieurs années. Dans les faits, on parle souvent d’ados en échec scolaire. C’est en effet à cette période de la vie que les enfants qui ne trouvent pas leur place à l’école ou qui présentent des difficultés d’apprentissage vont le plus l’exprimer. Le décrochage, avec absences répétées et refus d’apprendre, apparaît aussi souvent à cet âge-là. Ce n’est pas pour cela qu’il ne faut pas rester vigilant chez les plus jeunes. Le blocage scolaire de l’ado est généralement fondé dans la plus petite enfance. Avec beaucoup d’attention et d’écoute, on peut diminuer ou prévenir l’échec scolaire et accompagner son enfant tout au long de sa scolarité afin que les conséquences soient moindres.
Les causes de l’échec scolaire
Maintenant que nous avons défini, au sens large, l’échec scolaire, attardons-nous sur ses causes. Nous allons nous concentrer sur l’échec scolaire de l’élève, et non celui de l’école.
Les enfants qui présentent des difficultés à l’école ont souvent des profils similaires sur différents plans : sociaux, psychologiques ou encore médicaux.
Ainsi, la plupart des enfants en échec scolaire présentent :
- un manque de confiance en eux ;
- un mal-être profond ;
- un manque de soutien de leurs proches ;
- des troubles de l’apprentissage ;
- un manque d’intérêt pour ce qu’on leur propose ;
- des difficultés de concentration.
Une chose est sûre, l’échec scolaire n’est pas la faute de l’enfant. L’élève subit son échec, doit bien souvent en assumer les conséquences, mais n’en est en aucun cas responsable. La responsabilité est à chercher ailleurs, et notamment du côté du système scolaire dans son ensemble.
Le processus menant au décrochage scolaire
Suite logique de l’échec scolaire si rien n’est fait pour aider l’enfant, le décrochage est un phénomène complexe. Il peut être influencé par de nombreux facteurs et suit généralement un processus commun chez les élèves qui en sont victimes.
Face à ses difficultés, l’enfant en échec est souvent étiqueté comme « nul » ou « incapable » par le personnel scolaire et parfois par sa propre famille. Cette stigmatisation a des conséquences néfastes, notamment la perte de confiance et un sentiment d’injustice et de rejet. Pour se protéger de ces jugements négatifs et de l’échec, l’élève peut choisir de se désengager activement. Ce phénomène de sabotage peut se manifester de plusieurs façons :
- il cesse de faire des efforts, arrête de faire ses devoirs et ne participe plus en classe ;
- il adopte un comportement de défiance face au système scolaire ou à ses parents.
L’élève crée alors un mécanisme de protection psychologique : en ne faisant plus d’efforts, il évite le risque d’échouer et de ressentir de la honte ou de la déception. De plus, ce choix de ne pas s’investir donne à l’enfant un sentiment de contrôle sur la situation, même si cela signifie abandonner l’école.
Vu de l’extérieur, ce processus est souvent interprété comme un simple « décrochage ». L’adulte ne comprend pas les motivations de l’enfant. Il attribue son comportement à de la paresse ou à un manque de discipline. Malheureusement, sans une compréhension claire des causes, les interventions proposées peuvent être mal adaptées et ne pas répondre aux besoins réels de l’enfant.
Comment prévenir l’échec scolaire ?
L’échec scolaire est souvent remarqué à l’adolescence, mais ses racines sont ancrées dans la plus jeune enfance. Ainsi, il semble possible de prévenir le décrochage, même si l’enfant présente à la base un profil propice au refus scolaire.
Être attentif à mon enfant
Règle numéro un : être à l’écoute. Pour s’apercevoir que l’école ne correspond pas à votre enfant, pour comprendre qu’il aura du mal à s’y épanouir, il est nécessaire de bien le connaître. Cela ne se fait pas tout seul, il faut se montrer attentif. Prenez toujours le temps d’écouter ce que votre enfant a à vous dire. Observez-le au quotidien, dès le plus jeune âge. Prêtez attention à ses réactions face aux situations d’apprentissage qu’il rencontre.
L’entrée à l’école, à 3 ans, peut déjà donner un aperçu du ressenti de l’enfant face à ce système global collectif. Ce n’est pas parce que votre enfant a du mal à s’adapter qu’il risque d’être en échec. Néanmoins, s’il montre déjà une réticence à être scolarisé, et que finalement, on va le forcer, puisqu’on n’a pas vraiment le choix, il peut présenter des difficultés plus tard. D’une part, ce refus est signe de son caractère, signe qu’il n’apprécie pas la collectivité ou les activités imposées par exemple. De plus, le fait de forcer l’enfant à aller à l’école, et donc de précipiter la séparation entre lui et sa figure d’attachement, entraîne aussi des troubles personnels qui le suivront longtemps et qui peuvent impacter sa scolarité.
Prendre les choses en main
Vous sentez que votre enfant va avoir du mal à l’école ? Écoutez-vous, faites-vous confiance, et prenez les choses en main sans attendre !
Que faire concrètement pour éviter l’échec scolaire ? L’un des facteurs principaux semble résider dans l’estime que l’enfant a de lui-même. Aidez-le à prendre confiance en lui. Valorisez-le et mettez en avant ses compétences. Démontrez-lui qu’il n’est pas inférieur aux autres, qu’il est capable, comme tout un chacun. Vous pouvez par exemple lui proposer une ou plusieurs activités extrascolaires où il pourra développer tout son potentiel et ne pas rester dans l’auto-dénigrement : dessin, musique ou encore activité sportive. N’hésitez pas également à stimuler sa curiosité. Un enfant curieux aura plus envie d’apprendre, et pourra s’ouvrir à de nouvelles connaissances et compétences qui lui redonneront confiance.
Pour préserver votre enfant de l’échec scolaire, pratiquer le coschooling est une excellente solution. En vous impliquant dans ses apprentissages, en lui faisant voir les choses d’une autre manière, vous mettez toutes les chances de son côté pour qu’il poursuive sa scolarité sereinement et ne décroche pas.
Enfin, si vous sentez que votre enfant a de réelles difficultés et surtout, que le milieu scolaire classique n’est pas adapté à sa personne, allez voir ailleurs ! Il existe de nombreuses alternatives à l’école traditionnelle, n’en privez pas votre enfant si vous en avez les moyens. Utiliser une pédagogie alternative peut aussi être une bonne manière de repousser l’échec, et de faire naître un réel amour des apprentissages.
Dans tous les cas, pour accompagner au mieux votre enfant, il semble essentiel de lire des livres sur la pédagogie. Vous comprendrez mieux le fonctionnement des apprentissages et serez armé pour agir !
Mon enfant est en échec scolaire : que faire ?
Que faire en cas d’échec scolaire ? Peut-être que vous ne l’avez pas vu arriver, peut-être que rien n’y prédisposait votre enfant, mais l’échec semble bien présent, votre enfant a décroché, et vous ne savez comment vous en sortir.
On peut mettre en place plusieurs solutions face à l’échec scolaire. Il est intéressant de travailler sur les causes du décrochage, mais aussi d’agir rapidement pour redresser la barre. Les axes de travail dépendent de l’âge de votre enfant, et de l’importance de son échec.
Trouver et résoudre les causes des difficultés
Dans un premier temps, il est primordial de rechercher la cause des difficultés. Y a-t-il un problème de santé qui se cache derrière (un simple problème de vue non détecté peut être à l’origine de grosses difficultés d’apprentissage) ? Votre enfant présente-t-il un mal-être particulier ? Celui-ci est-il lié à l’école (phobie scolaire, harcèlement, etc.) ? Pour comprendre ce qu’il se passe avec votre enfant, il est important de rester à l’écoute et d’ouvrir le dialogue.
Il peut parfois être intéressant de faire intervenir un tiers afin que l’enfant s’exprime en toute liberté (proche de la famille, psychologue ou autre). Si vous réussissez à comprendre pourquoi votre enfant refuse l’école à ce point, ou pourquoi il ne parvient pas aux résultats attendus, cela sera plus facile à accepter et à solutionner, pour vous comme pour lui. Une fois la cause établie, faites de votre mieux pour la résoudre. N’hésitez pas à vous faire accompagner de professionnels si la situation vous dépasse !
Se faire aider
Une fois que vous avez entrepris la résolution des causes, il faut se demander comment aider un élève en échec scolaire ? Autrement dit, comment lui redonner le goût d’apprendre ? Si votre enfant est encore jeune, en primaire ou au collège notamment, vous pouvez utiliser un service de soutien scolaire, quel qu’il soit. Trouver un prof particulier peut-être une très bonne idée. Changer la personne de référence au niveau des apprentissages, cela peut vraiment fonctionner, si l’intervenant possède de vraies compétences pour ce genre de situations, et est bon pédagogue.
Adopter la bonne attitude face à l’échec de son enfant
En tant que parent d’un enfant en échec scolaire, votre attitude s’avère importante. Rappelons-le, l’enfant subit la situation, et n’en est jamais responsable. Cela, il faut bien le lui faire comprendre. Il est primordial de ne pas le blâmer, mais au contraire le soutenir, l’écouter et l’encourager. Ne formalisez pas cet échec scolaire, il n’est pas nécessaire que votre enfant se sente étiqueté “en échec”, cela ne l’aidera pas, bien au contraire.
À votre niveau, vous devez redonner confiance à votre enfant. Il faut qu’il se sente capable et compétent. Pour cela, n’hésitez pas à lui proposer des activités extrascolaires dans lesquelles vous le savez à l’aise. Au quotidien, insistez sur ses compétences, aussi minimes soient-elles. Faites lui découvrir de nouvelles activités, amenez-le à de nouvelles connaissances, il pourrait trouver quelque chose qui lui plait vraiment, reprendre confiance, et se retrouver dans une nouvelle dynamique ! Dans tous les cas, restez positif et valorisez votre enfant autant que possible.
Que faire après un échec scolaire ?
Que faire en cas d’échec scolaire, une fois que votre enfant a décroché ? S’il a atteint la fin de la scolarité obligatoire (16 ans) et qu’il a totalement décroché, il faut l’accompagner à la découverte de sa voie. Peu importe qu’il réalise des études ou non, qu’il obtienne un diplôme ou pas, là n’est pas la question.
Échec scolaire n’est pas synonyme d’échec dans la vie professionnelle. Nombre d’élèves qui échouent à l’école deviennent chefs d’entreprise et trouvent une voie qui leur parle. Mais, si jeune, il est souvent difficile de trouver sa voie. C’est donc votre rôle de l’accompagner dans cette recherche. Emmenez-le à la découverte de divers métiers, restez ouverts à tout ce qui l’attire, faites-lui découvrir autant de domaines que possible, et laissez-lui le temps. Son échec scolaire est sans doute difficile à vivre pour vous, mais imaginez ce que cela représente pour lui. Il a certainement passé plusieurs années à souffrir à l’école, de quelque manière que ce soit, et cela laisse des traces. Votre enfant a besoin de temps pour se reconstruire, se retrouver, et comprendre ce qu’il s’est passé.
Vous savez maintenant que faire face à l’échec scolaire, mais aussi comment le prévenir. Comme toujours, écoute, attention et bienveillance sont de mise pour accompagner votre enfant. N’oubliez pas qu’il n’est pas responsable de son échec, et que l’échec scolaire n’est pas synonyme d’échec dans la vie future !
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